Another Oh Hae Young (2016)

Alors… avant toute chose… je vais SPOILER, largement SPOILER… Je suis obligée étant donné mon propos, donc, si vous ne voulez pas de spoilers, ben… passez votre chemin…

Je suis autrice de fantastique.
J’adore les boucles temporelles, les fantômes, le Destin… et, en découvrant les dramas coréens, ben… j’ai l’impression d’être redevenue une petite fille qui a tout à découvrir. J’écris peu depuis quelques temps, mes idées me semblent désormais fades…

Bref, Another Oh Hae Young est encore une bonne surprise.

Tout commence parce qu’Elle1 et Elle 2 portent le même nom (Oh Hae Young) et ont été au même lycée.
Elle1 a envié Elle2 parce qu’elle était la plus jolie et faisait craquer les garçons.
Elle2 a envié Elle1 parce qu’elle a grandi dans une famille aimante.
Lui1 se fait larguer le jour de leur mariage par Elle2. Il ne sait pas pourquoi, elle se barre à l’étranger.
Parce qu’elles portent le même nom, lorsqu’Elle1 et Lui2 doivent se marier, Lui1 (et son ami-qui-pousse-à-faire-des-bêtises) sabote leur mariage, persuadé que c’est celui de son ex.
Lui1 a des visions. Il croit d’abord voir l’avenir, mais… les regrets qu’il a lorsqu’il meurt sont si puissants qu’ils sont projetés dans son présent : il ne voit pas l’avenir, mais les moments qu’il regrettera le plus à sa mort.
Il voit donc Elle1 avant de la rencontrer et, petit à petit, parce qu’il sait ce qu’il va regretter… il change sa vie. (Le gars doit juste changer TROIS putains de phrases dans sa vie pour ne pas tout faire foirer… ou, plutôt, se retenir trois fois de dire des méchancetés.)

Ce que je retiens :
– le fantastique très léger, mais qui change tout : savoir tes plus gros regrets à l’avance
– la boucle temporelle (que j’ai déjà utilisée dans ma nouvelle Un Rêve étrange et que j’aime toujours) : il n’y a jamais de première rencontre puisque Lui1 connait Elle1 avant.

Après, j’aime beaucoup la « capacité de rédemption » contenue dans les dramas coréens : à tout moment, quand tu as vraiment merdé, tu peux te rattraper, l’idée forte que tu ne finis pas forcément en Enfer, tu peux t’arrêter dans tes conneries.
L’idée aussi que les choses ont un sens (le destin).

Bon, après, clairement, si Lui1 a besoin de voir ses regrets pour ne pas merder dans sa vie, c’est quand même qu’il part avec un gros handicapé affectif, hein.

Ce billet est également paru sur mon blog.

Cenlivane

Ecrivaine, éditrice aux Vagabonds du Rêve et rédac'chef de la Tribune, directrice de Nice Fictions

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