« Aquamarine » d’ Andreas Eschbach

Saha Leeds sait bien que ses camarades d’école ne l’aiment pas, la surnommant « Face-de-poisson », mais tout de même, de là à la pousser dans un bassin alors qu’elle ne sait pas nager, et l’abandonner à son sort ! Heureusement, un témoin de la scène se précipite à la rescousse, et appelle les secours. Personne toutefois ne s’explique qu’elle soit encore en vie, vu le temps qu’elle a passé sous l’eau, et le médecin scolaire s’interroge sur les curieuses plaies qu’elle porte aux deux flancs. Quant à Saha, elle se pose davantage de questions sur cette impression qu’elle a eue de pouvoir respirer sous l’eau, mais elle n’en parle à personne. À compter de ce jour, toutefois, son quotidien va changer, au sens où elle va permettre à des gens, condisciples ou professeurs, de se rapprocher d’elle, et où elle va chercher à en savoir plus sur ce qui lui est arrivé dans son enfance et qui lui a causé les plaies qui la singularisent. À partir de là, chocs et découvertes vont s’enchaîner.
Andreas Eschbach est toujours intéressant à lire. On retrouve ici un personnage à part, « seul de son espèce » en quelque sorte, ainsi que le thème des manipulations génétiques destinées à se concilier un environnement hostile. Les personnages secondaires sont bien intéressants aussi, surtout la « peste », Carilja, méchante à peu près parfaite dans son genre.
L’action est quasi incessante, et fait de ce roman un vrai page-turner. Certes, c’est un roman Jeunesse, mais les ados y passent un temps minimum à s’occuper de leurs affaires de cœur, ce qui en rend la lecture possible pour un adulte.
C’est un changement agréable de lire un roman de SF basé en Australie, et l’environnement particulier est parfaitement exploité. Le monde en arrière-plan est évoqué habilement, et sans lourdeurs, surtout dans ses aspects politiques.En somme, si on est à des années-lumière des Milliards de tapis de cheveux, c’est quand même de la belle ouvrage, un roman parfait à emporter en vacances, pour réfléchir sans effort sur sa serviette de bain.

Éditions L’Atalante (2017)
Traduit de l’allemand par Claire Duval
336 pages –
ISBN : 9782-84172-808-4

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