« Cavaliers du vent » I et II de David Weber

cavaliers-du-vent-1Dans les deux volumes précédents, Champions de Tomanãk, nous avions découvert la nouvelle championne que le Dieu de la Guerre avait placée aux côtés de Bahzell Bahnakson pour affronter le démon Sharna. Puis, à l’issue de cette victoire, la « reddition » du baron Tellian, seigneur sothõï tout aussi désireux que le chef des hradanis d’instaurer enfin une paix durable entre leurs deux peuples.
Nous retrouvons ici les deux champions, Bahzell et Kaeritha, dans l’entourage relativement bien disposé de Tellian. Mais tous les Sothõïs n’envisagent pas la paix de si bonne grâce et nombreux sont les conseillers du roi qui s’emploient à la chute de ce puissant baron, et en particulier le baron Cassan. D’autant qu’en dépit de son intelligence, Tellian a un point faible, Leeana, sa fille, jeune personne aussi réfléchie qu’intrépide qui va trouver ses propres solutions pour protéger son père et les siens.
Les complots ne manquent donc pas, soutenus et même provoqués en sous-main par les séides des Forces des Ténèbres dont l’objectif est non seulement de désorganiser le royaume sothõï mais, avant tout, de supprimer Bahzell et Kaeritha, principaux obstacles à leur plan.
Ainsi, parallèlement à des razzias dans les terres vassales du baron, les vrais ennemis s’attaquent-ils à la fois physiquement et mentalement aux coursiers, ces chevaux aussi redoutables qu’intelligents qui font l’orgueil des Sothõïs.
Pendant que Bahzell se fera un devoir de protéger ces animaux exceptionnels, Kaeritha, elle partira vers Thalar sur une intuition car les rivalités entre le seigneur local, Trisu de Lorham, et les vierges guerrières installées sur le territoire contigü sont en train de prendre une tournure fort dangcavaliers-du-vent-2ereuse.
Si différentes que soient leurs missions, nous découvrirons très vite à quel point elles sont liées.
Même dans la démesure des interventions divines, façon très jeu vidéo, tous les ingrédients nécessaires font de cette aventure une lecture agréable et distrayante. Elle n’est pas pour autant exempte de défauts. Ceux relevant de la traduction notamment. Trouver le verbe ribouler des yeux une fois, c’est supportable, et encore, seulement pour une jument. Pas quand cela se multiplie. Ou, pour indiquer que des vassaux suivent la volonté de leur seigneur en marchant sur ses pas, écrire tout à l’inverse qu’ils marchent sur ses brisées. Petites choses sans doute mais agaçantes.
Par ailleurs, Cavaliers du vent est présenté comme troisième volume de la trilogie Le Dieu de la guerre. Si c’est bien le cas, la trilogie reste inachevée en laissant le destin de nombre de personnages importants en suspens. Ce qui, d’un côté, est assez dommage. De l’autre on peut craindre d’être là au début d’une nouvelle saga sans fin, bien dans le genre de l’auteur. Et ce ne serait pas moins dommage. Il semble qu’actuellement, certains auteurs dont Weber, ne soient tout simplement incapables d’écrire le mot fin.

Éditions L’Atalante 
381 et 380 pages – 19 € chacun 
ISBN : 978-2-84172-608-0 et 609-7

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