« Champions de Tomanãk I et II » de David Weber

champions12Il s’agit de la suite de Serment de l’épée.
Nous y retrouvons donc Bazhell Bahnakson. Pour avoir vaincu le prince Harnak que soutenait Sharnã, le dieu-scorpion, voilà le hradani devenu plutôt contre son gré champion de Tomanãk. Après avoir fui les émissaires du dieu ennemi à travers la Norfressa, il fait désormais voile vers l’Empire de la Hache avec son ami Brandark.
Bien qu’il y soit attendu par le chapitre local de l’Ordre, il va y trouver un accueil ambigü. En effet, malgré la bienveillance et la sagesse du capitaine chevalier Charrow, nombre de ses chevaliers ne se sentent guère de sympathie pour les hradanis. Et pour tout dire fort peu enclins à croire que leur dieu ait pu s’attacher un champion parmi eux. Le jeune apprenti Vaijon d’Almerhas, d’une antique lignée noble et fortunée, n’est pas le dernier à en douter. Tomanãk, qui n’a que l’embarras du choix parmi le fleur de la noblesse, ne saurait désigner un champion aussi pouilleux ! Un hradani ! Une race destestée entre toutes pour avoir secondé la magie des Ténèbres lors de la Chute de Kontovar.
Bazhell devra donc faire ses preuves avant de partir pour la Hache-Sacrée avec un groupe de chevaliers et les inévitables chariots de ravitaillement. Lenteur et encombrement maximum assurés, mais Wencit de Rüm croisera à nouveau son chemin avant de disparaître tout aussi vite, aide donnée « comme en passant » mais toujours au moment opportun.champions2
À peine le temps d’une rencontre avec Terrian, le général-chevalier de l’Ordre, puis ce sera le voyage de retour vers son pays et son père Banak. Avec de nouveaux compagnons et, cette fois-ci, une championne de Tomanãk, la belle Kaeritha Seldandottir.
Les difficultés ne commenceront vraiment que dans le deuxième tome.
Pour faire là œuvre de fantasy, l’écriture de Weber ne devient pas pour autant lapidaire. Tout y est : stratégies, alliances et traîtrises, qu’on y ait affaire aux dieux eux-mêmes ou à leurs séides dans l’éternel combat entre la Lumière et les ténèbres. Avec des moments-phares comme le passage sous les montagnes du royaume des nains ou la rencontre avec les Sothõïs, l’ennemi de toujours.
Car il n’y a pas à s’y tromper, comme dans les autres ouvrages de l’auteur, on reste dans un monde de guerre où sont impliqués rien moins que des empires… et qui annoncent d’autres tomes.
Pour être longuement détaillée, la lecture en demeure agréable et les élégantes illustrations de couverture dues à Miguel Coimbra ne gâchent rien.

Éditions L’Atalante
332 et 319 pages – 17 € chacun 
ISBN : 978-2-84172-574-8 et 575-5

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