"Chrysalide" de Philippe Halvick

Anan Ké, voilà déjà le nom du héros, c’est dire ! C’est dire que Philippe Halvick va nous entraîner dans une de ses histoires un tout petit peu déjantées dont il a le secret. Un tout petit peu seulement puisque, ici, il s’agit d’un polar… mais d’un polar de SF, of course.

D’ailleurs, pour changer, ce policier pur jus n’en est pas vraiment un, c’est bel et bien un voleur, et un déserteur de surcroît. Drôle d’idée quand même de s’enfuir en choisissant un tel métier d’emprunt !
Seulement, quand on se trouve sur un vaisseau en partance pour un autre bout de la galaxie – le plus loin possible – et qui, par un heureux hasard, convoie un très précieux et très secret chargement, il est bien évident que cette étiquette « police » sera la très bienvenue.
C’est ainsi qu’Anan Ké va sympathiser avec l’officier de sécurité du bord, Pirouminas, une tige. Vous ignorez ce qu’est une tige ? Eh bien, Anan Ké non plus n’en a jamais vu. Et, dans le genre extra-terrestre, ça n’a vraiment pas l’air sympathique du tout, à moins que vous ne raffoliez des insectes et des phasmes en particulier. Là, un vrai regret : la couverture, pas chouette, pas du tout même… mais tant pis, car ce Pirouminas est vraiment un joyeux compère, drôle, et sur lequel on peut compter.
Notre héros va vite le découvrir après l’avoir aidé à élucider le vol d’une pierre éminemment précieuse portée par une vielle harpie grincheuse… Le genre d’affaire où il faut se salir les mains… On ne peut pas dire qu’elle lui en vouera une parfaite reconnaissance mais il y a plus sympathiques compagnons : comme un trio de désœuvrés avec lesquels partager un pot, ou deux ou plus, sous l’œil relativement indifférent de la serveuse, ou encore le capitaine Samuel qui l’autorisera à profiter du spectacle du ciel.
C’est beau les météorites, et pas dangereux du tout… jusqu’à ce qu’on entende une première explosion, puis une seconde… jusqu’à ce qu’on découvre que les gardes censés surveiller la cargaison sont tous « endormis ».
Qu’à cela ne tienne, avec un peu de chance et un tel équipage, l’ApiFli devrait pouvoir être réparé pour peu qu’il réussisse à se poser sur une station minière spatiale abandonnée… De toute façon, il n’y a guère d’autre choix quand on n’a plus aucun moyen de contacter des secours. Au pire, il y aura bien quelqu’un pour s’inquiéter de la cargaison quand on ne la verra pas arriver. Mais si quelqu’un d’autre se souciait de vous trouver ? Et si cette base n’était pas si abandonnée que ça ? Et là… Eh bien, je n’en dirai rien. Je vous laisse tout l’amusement de découvrir ce nouvel Halvick, une vraie détente.

— Hélène

Éditions Quid Novi ?
241 pages – 19 €

ISBN : 2-9522586-2-7

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