« Cygnis » de Vincent Gessler

Dans un monde d’où la technologie a à peu près disparu depuis longtemps, Syn le trappeur, accompagné d’Ack, son loup cyborg, se débrouille plutôt bien, notamment grâce à Gib, le vieil homme qui l’a élevé, et qui a la passion de retrouver et remettre en état les outils technologiques disparus.
Après son hibernation, Syn va se distraire et se ravitailler au marché de printemps de Méandre. Mais la fête vire au cauchemar et à la guerre quand des troglodytes enlèvent les femmes de Mandre. Quant à la jolie rousse repérée par Syn, elle était repartie avec son groupe de fouisseurs.
Chassé de la ville par les préparatifs d’une guerre dans laquelle il refuse de s’engager, Syn décide de partir à la suite des fouisseurs.
Ce roman court est bien agréable à lire, avec une action soutenue et des personnages attachants : parmi les figures secondaires, je retiens notamment Eilly, même si j’ai trouvé Ack sous-exploité. Il n’est pas pour autant exempt de défauts : à mon avis, la fin est vraiment très rapide, à partir du moment où Syn rencontre les robots amicaux, et la persistance fonctionnelle de l’épouvantail reste inexpliquée.
Le style est plaisant aussi, alternant entre un rythme vif pour les scènes d’action, et quelque chose de plus élégiaque et contemplatif pour les moments de calme, en général consacrés à la description de la nature.
Ce roman est une réédition d’un roman paru à l’origine en 2010, et qui avait obtenu la même année le Prix Utopiales et le Prix Julia Verlanger.

Édition L’Atalante Poche (2017)
272 pages – 7,50€
ISBN : 9782-84172-814-5

%d blogueurs aiment cette page :