"Cytheriae" de Charlotte Bousquet

Dans Cribella, capitale moribonde de Cytheriae, qui se teinte des canaux et des palais en ruine d’une Sérenissime déliquescente, la situation n’est pas des plus sereines même si l’on n’en est pas encore à une émeute.
Ce ne sont pas les processions quotidiennes organisées en l’honneur de la déesse par la princesse et les Moires qui vont éloigner les spectres de la peste et de la disette. Et ce n’est pas la survenue d’une étrange série de crimes qui risque d’apaiser les esprits, alors même que des créatures cauchemardesques semblent errer dans les eaux des canaux.
Pourquoi y avait-il une carte de tarot auprès du cadavre de Marquise, jeune prostituée amie de Rossana, la tenancière esthète de l’Ambre rouge ? Mais, surtout, pourquoi retrouve-t-on une seconde carte près de la seconde victime ? Et cela ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Et puis, toujours des boites à musique aussi…
Nola, écrivain public, aimerait bien en savoir davantage. Son amant, Angelo di Larini également mais cela ne sera pas aisé en dépit de ses pouvoirs de sorcier.
D’autant que tous deux mènent une autre quête en parallèle car le vieux Renzo Lippi, rédacteur à La Gazette de Métida, a remis à Nola un ancien rouleau de parchemin qui semble de la main de Malatesta, démon prisonnier du Dédale et chargé de dévorer les criminels, qui serait, selon les rumeurs, le propre frère de la princesse.
Nola entend bien consacrer toute son intelligence à cette énigme-là, dès qu’elle aura pu achever de retranscrire la biographie de Dandolo, un client déplaisant mais disposé à un paiement conséquent.
Que dire de ce roman qui, s’il en est indépendant, se déroule dans le même monde qu’Arachnae ? Cohérent, très bien écrit, il devrait assurément plaire aux amateurs de fantasy gothique et sombre. Mais, pour ma part, je n’y suis pas sensible ce qui ne m’a pas permis d’entrer vraiment dans l’histoire.

— Hélène

Éditions Mnémos – coll. Icares
299 pages – 20 €
ISBN : 978-2-35408-080-8

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