« Devil City » de Jana Oliver

97823623104612018, Atlanta. Un futur assez triste, miséreux…
Riley, 17 ans, fille d’un piégeur de démons, n’aspire qu’à suivre les pas de son père, même si aucune fille avant elle n’a jamais été piégeuse. Elle doit donc apprendre ce difficile métier tout en luttant contre le regard de ses pairs.
Avant d’aller plus loin, je dois m’arrêter sur ce point : dans ce monde qui est peut-être le nôtre ou une réalité très parallèle, la menace vient de démons que des piégeurs tentent de capturer et dont des chasseurs s’occupent pour le compte du Vatican. J’ai du mal avec ce principe de départ qui ne m’a pas convaincue, comme les démons qui vont du petit cambrioleur au boss de fin de niveau, bien classés dans des catégories et sous-catégories.
Cependant… évidemment, le père de Riley meurt, tué par le big boss, et Riley se retrouve avec : le loyer à payer alors qu’elle n’a pas de revenus, le lycée, en cours du soir glauques, qu’elle ne veut pas quitter, la Guilde des piégeurs qui la regarde de travers et dans laquelle elle doit se faire une place sous l’enseignement d’un maître brutal et alcoolique, le corps de son père qu’elle doit protéger des nécromanciens, mais, surtout… avec des démons qui semblent la connaître personnellement et lui en vouloir particulièrement.
Si l’articulation autour des démons m’a paru trop faible, étrangement, alors que c’est censé être le fil conducteur, ce roman a marché : j’ai eu plaisir à tourner les pages, à me demander ce qui allait arriver… Il s’agit vraiment d’un premier tome : les questions posées n’y seront pas résolues, plein de fils sont posés sans qu’on en voit l’issue. Mais le rythme tient bon.
Publié sous le label de Castelmore, ce roman a peut-être été écrit pour des adolescents puisque l’héroïne en est une. Malgré tout, hormis l’absence de scène sexuelle, je ne qualifierai pas spécialement Devil City de roman pour la jeunesse : l’ensemble est assez sombre et l’adulte que je suis ne s’est pas sentie larguée.
En bref, malgré la structure mythologique qui m’a semblé faiblarde, cette fantasy urbaine m’a plu. Il y a, comme dans tous les romans actuels, quelques petites longueurs/répétitions, mais tout à fait habituelles malheureusement à notre époque.
J’attends maintenant le tome 2 avec curiosité.

Traduit par Nenad Savic
Bragelonne – Castelmore
ISBN : 978-2-3623-046-1
441 pages – 14,90 €

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