« Fils de l’ombre – Tome I » de Juliet Marillier

filsdelombreIl est des livres que l’on ouvre avec plaisir, juste en se fiant au nom de l’auteur. Si l’on est alors déçu, on ne peut s’en prendre qu’à soi.
Ce n’est pas le cas de ce second roman. Juliet Marillier est réellement une conteuse, et de première force.
Fils de l’ombre est annoncé comme le deuxième volet d’une trilogie, celle de Septenaigue, commencée avec Sœur des cygnes, précédemment chroniqué sur ce blog.
Toutefois, si nous y retrouvons Sorcha, son époux et ceux de ses frères qui ont survécu, c’est une nouvelle histoire à part entière qui s’ouvre et dont l’héroïne, Liadan, si elle a hérité du caractère de sa mère, « la princesse aux cygnes », a également hérité de ses talents de vision et de guérison.
C’est en accompagnant sur une partie du chemin sa sœur, la belle Niam, engagée dans un mariage avec un époux dont elle ne voulait pas, que la jeune fille va rencontrer ses propres épreuves. Pauvre Niam qui pour s’être éprise d’un jeune druide qu’elle ne reverra sans doute jamais, perdra tout ce qu’elle abritait de vie et de joie ! Pauvre Liadan qui se le reproche parce que, bouleversée de les avoir vus ensemble, elle n’a pas caché à temps ses pensées à son jumeau ! Mais quel rôle y ont joué les êtres de l’autre monde ? Car il ne faut pas s’y tromper, ils sont là, à la lisière, et entendent bien poursuivre leurs propres buts sans se soucier le moins du monde des malheureux humains piégés par leurs soins. Sorcha en avait souffert ? C’est au tour de Liadan. Et l’amour surprenant qu’elle rencontrera ne sera pas la dernière de ses peines.
À travers les forêts de Septenaigue, l’auteur nous entraîne à nouveau dans ces contes celtiques tissés de légendes et de brume, avec non moins de talent que les druides auxquels elle prête la magie des mots. Et c’est bien de magie qu’il s’agit puisque c’est le lecteur qui est pris dans l’enchantement. Coup de chapeau à la traductrice, Hélène Bury, d’ailleurs.
Heureusement, le second tome est déjà paru car c’est un usage tout à fait discourtois que d’interrompre les bardes ou les magiciens en plein milieu du conte. Les élégantes illustrations de couverture dues à Benjamin Carré, constituent quand même une petite consolation.
Vite, que je me plonge dans le deuxième tome ! Avec maintenant une question supplémentaire : à quand le troisième roman annoncé ?

Éditions L’Atalante
333 pages – €
ISBN : 978-2-84172-514-4

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