"Garrett, détective privé VI – Nuits au fer rouge" de Glen Cook

C’est un fait avéré que les jolies filles mettent toujours Garrett dans l’embarras, même lorsque n’étant chargé d’aucune affaire, il ne devrait pas avoir à en souffrir.
Il lui est déjà pénible d’être accueilli au Joyeux Morlet par des regards soupçonneux, même si l’on peut comprendre que les amis proches aient tendance à se méfier des ennuis qui vont immanquablement le suivre.
Eh bien, ils ont raison. La belle brune qui est entrée juste après lui a beau ne pas être une cliente, comment ne pas réagir quand deux malabars lui cherchent des crosses et, pire, tentent de l’enlever ?
Garrett va voler à son secours avec de Tête-de-pioche pour lui éviter de disparaître dans le carrosse d’un affreux barbon aux yeux verts qui éructe des papillons venimeux de la même couleur. La fille disparaîtra quand même pendant ce temps mais sauvée. Les choses paraîtront moins drôles d’apprendre que c’est celle de Chodo Contague, le caïd qui règne sur la pègre de Tonnefaire.
Pendant ce temps-là, l’Homme-mort et Dean, soucieux d’occuper Garrett et de renflouer ses finances lui ont trouvé du travail. Pister D’Amato l’aboyeur, tout juste sorti de prison. Ce serait une sinécure si celui-ci était moins bavard, ce qui lui a valu son surnom, et plus propre, son odeur portant à la gorge.
Les chose vont pourtant se compliquer sérieusement quand Westman Block va venir solliciter de l’aide, moyennant finances évidemment. Mais pour que le Capitaine du Guet, qui n’éprouve pas pour lui de sympathie de reste – et c’est réciproque – ait besoin de l’aide de Garrett, c’est forcément mauvais signe. C’est sûr que ne pas arrêter un fou maniaque qui s’amuse à pendre et éviscérer des jeunes filles de la haute, c’est outre l’horreur de la chose, tirer un trait définitif sur sa carrière.
Il y aurait de la sorcellerie là-dessous que ce n’aurait rien d’étonnant.
Comme à l’accoutumée, des histoires qui se recroisent pour la plus grande satisfaction du lecteur qui recherche non de la grande littérature mais un bon moment de distraction. En fait, moins par le fond qui est généralement sordide, que par les mésaventures de Garrett soi-même, personnage si spontané dans le caricatural qu’il en devient fort drôle.

— Hélène

Éditions L’Atalante
316 pages – 16 €
ISBN : 978-2-84172-529-8

%d blogueurs aiment cette page :