"Idlewild" de Nick Sagan

Halloween a dix-huit ans et est étudiant à Idlewild. Rien qui serait spécifique s’il n’étudiait de façon virtuelle. Ainsi est-il interne dans une université tout à fait particulière avec un professeur, Maestro, qui n’est une projection virtuelle du directeur, le Dr Ellison, et des cours à ce point pratiques que l’histoire y est étudiée en se rendant sur place dans le temps. Très peu d’élèves qui sont censés avoir des aptitudes vraiment spéciales et qui se sont scindés en deux clans, selon leurs sympathies personnelles. Étudier virtuellement, avoir des jeux virtuels avec une petite échappée distrayante et clandestine dans la réalité en attendant la réussite à son diplôme et son intégration à la prestigieuse Harvard Medical School ; voilà qui est presque ordinaire.
Seulement, quand Halloween se retrouve étendu dans un champ avec l’impression d’avoir été tué avant de réaliser que c’est lui au contraire qui aurait tué Lazare, étudiant peu sympathique du clan adverse, comment ne pas s’inquiéter d’un bug monstrueux, l’incident Calliope, ce que semble confirmer Maestro ? Et est-ce bien un bug ou quelqu’un souhaite-t-il réellement le tuer ?
Après l’inquiétude, les questions. Halloween va donc mener une enquête avec ses amis Tyler et Mercutio mais tous les élèves se sentent concernés.
En parallèle, nous suivons les recherches du projet initié par Gedaechtnis, un organisme gérant des fonds privés, en doublon avec les gouvernements américains et européens, pour éradiquer les effets d’un virus capable d’anéantir l’humanité. Un projet en passe d’aboutir lorsque le Southern gentleman et Blue se seront adjoint le Dr Jim Hyoguchi, Jim Halfway, un informaticien de génie.
Mais quand arriveront d’autres meurtres, il sera temps de passer du virtuel au réel, et celui-ci ne sera peut-être pas tel que prévu.
Un roman en forme de thriller qui se laisse lire volontiers, même si l’emploi de la première personne – c’est Halloween qui raconte – rend le départ assez confus.

— Hélène

Éditions Nouveaux millénaires – J’Ai lu
286 pages – 20 €
ISBN 978-2-290-02477-5

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