"Le Masque de l’Archange" de Michaël Moslonska

Ce livre est l’œuvre d’un fan de « The Crow » et qui ne dissimule pas un seul instant les sources de son inspiration.

Aussi l’histoire a à peine besoin d’être raconté. Un homme est assassiné d’une manière sauvage ainsi que sa fiancée. Revenu d’entre les morts, il effectue une vengeance implacable épaulé par la présence d’un corbeau. Point.
Ce roman est court – à peine 115 pages – et présenté sous la forme d’une pièce de théâtre en découpage par actes et scènes, avec certaines parties en vers.
La structure est hachée, déstructurée, noire. Par là même, en fait, elle se retrouve plus proche (par hasard ?) de la série originelle sous forme de BD que des différents films.
C’est ce qui lui donne son caractère sympathique, malgré ses maladresses qui ont tendance à gâcher un peu les idées originales.
Idée fantastique : situer l’histoire à Venise et utiliser les déguisements de la cité des Doges. Pouf ! Ce qui détruit le charme, l’homme sort un katana ! Pour rester dans l’esprit, il aurait pu sortir une épée florentine… Dommage…
Le corbeau si présent, même dans le titre, apparaît à peine, juste comme un rappel lors de la « résurrection ».
Les motivations des méchants sont bien ternes. Vendeurs de drogue…
La fin est originale. La vengeance, oui, mais après, que faire, que devenir ?

Cette présentation et ces éléments sont disparates, c’est un choix, comme ce roman/pièce lui-même. En conclusion, une œuvre bien dans l’esprit originel, mais qui risque d’en dérouter plus d’un, en particulier ceux qui ne connaissent pas la mythologie et la source de cette œuvre.

— Philippe Halvick, 27/3/05

Editions Bénévent
IBN : 2-84871-589-8
116 pages
11,50 Euros

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