« Le Portail des dieux – La chute d’Île-Rien III » de Martha Wells

26638ee08d78a33a64c1717e572c25c7C’est devant le sénat du Capidara que se retrouvent Tremaine Valiarde, la riennane, et Gérard, le sorcier, dont la patrie a été envahie par les Gardiers, pour solliciter de l’aide contre ces ennemis venus d’Ailleurs. Malheureusement, malgré toutes leurs mises en garde, les Capidarans ont sollicité l’aide d’Ixion, sorcier syprian, donc fou, mais surtout l’assassin des proches de Tremaine.
Nicholas Valiarde, le père de celle-ci, a fait l’acquisition d’une demeure sur place où, avec un petit groupe ami, qui logeait sur le Ravenna, actuellement à l’ancre, il souhaite poursuivre ses expériences. Il cherche, notamment, à prendre contact avec son frère Arisilde, un puissant sorcier, dont l’essence se retrouve enfermée dans une balle métallique.
Une séance de spiritisme parait des plus appropriée et, effectivement, vont apparaitre sur la table des signes cabalistiques que Gérard n’aura plus qu’à recopier dans la cave pour créer un cercle leur permettant de passer vers un autre monde. Mais lequel ? De toute manière, il n’est plus temps de chercher car les Gardiers ont commencé à bombarder la ville et, mystérieusement prévenus de leur présence et les considérant visiblement comme dangereux, attaquent l’immeuble après avoir rasé le quartier.
Le petit groupe se retrouve dans une immense salle de pierre avec pour toute espérance, celle d’être retrouvés par leurs amis restés sur le Ravenna. Malheureusement, Niles, pourtant sorcier et en possession des informations nécessaires pour recréer un portail semblable à celui que Nicholas est resté pour détruire derrière eux, ne peut y parvenir d’autant qu’il doit mettre le navire à l’abri des bombes lâchées par les aérostats gardiers.
Tremaine se voit donc ainsi mise, de fait, à la tête de sa petite troupe : Ilias, l’époux syprian qu’elle s’est acheté pour des raisons politiques, Giliead, le Messager élu d’un dieu de Cineth qui possède quelque pouvoir et « sent » la magie, même s’il lui est interdit d’y toucher, deux de leurs cousins, Clétia et Cimarus. S’y ajoutent son amie, Floriane, Baline, une prisonnière gardière de bien mauvaise volonté et les trois capidarans qui se trouvaient avec eux, un militaire et les deux femmes, dont une sorcière, qui l’accompagnaient.
Ainsi, de portail en portail, ils vont découvrir un peuple de gardiers oubliés, du temps précédant la guerre où il s’agissait d’un peuple de commerçants, les Aelins, et non des envahisseurs qu’ils sont devenus. Mais les Aelins, eux, n’ont pas ces inclusions de cristaux, qui rendent si dangereux les gardiers, car ils abritent l’essence volée aux sorciers. Voilà pourquoi, il est tellement important de libérer les prisonniers et les sorciers encerclés à Lodun. Parallèlement, à bord du Ravenna, la lutte est engagée non seulement contre les attaques gardières mais, aussi, contre les machinations d’Ixion.
Bref, c’est un livre qu’on ne résume pas tant la création de Martha Wells est riche et forte. Si puissants qu’y soient les sorciers, il ne s’agit pourtant pas de fantasy ni à proprement parler de SF mais tout le roman est porté par un souffle puissant qui ne faiblit pas au long des pages jusqu’à sa conclusion puisqu’il s’agit du dernier tome du cycle.
À lire donc et qui donne envie de découvrir les autres livres de l’auteur.

Éditions L’Atalante
519 pages – 24€
ISBN : 978-2-84172-436-9

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