"Le Sabre de sang" de Thomas Geha

C’est sur un champ de bataille que Tiric Sherna le shao découvre la supériorité militaire des qivhiens, ennemis reptiliens que les sept royaumes, faute de s’être alliés, n’ont pas su combattre.
Comme il est d’usage, les prisonniers sont enchainés pour être amenés à Ferza, la capitale qivhienne, et tant pis pour ceux qui mourront en cours de route. Les survivants seront esclaves. Durant le long et pénible trajet, Tiric se lie d’amitié avec celui dont il partage les chaînes, Kardelj. Tous deux sont de solides guerriers, ils seront donc vendus facilement quoique séparément. D’autant plus facilement que Zua Lazpoa, première dame auprès de l’Impératrice et son héritière, a perçu l’insolence indomptable de Tiric. C’est donc à juste titre qu’elle le pense capable de l’emporter dans les jeux de l’arène sur le champion de sa rivale auprès du trône.
Malheureusement, ou heureusement, Tiric et Kardelj vont se retrouver face-à-face et refuser le combat. L’impératrice va donc les obliger à affronter plusieurs combattants assistés de trois monstrueuses araignées cuirassées.
Si improbable que ce soit, ils en seront vainqueurs et donc jetés dans un cachot où ils trouveront un vieillard à demi-fou qui a aussi encouru le déplaisir de l’impératrice.
Mais Zua Lazpoa ne l’entend pas ainsi. On ne perd pas un pareil esclave de bon cœur quand il pourrait faire bien davantage, assassiner l’impératrice pour lui permettre de le remplacer, par exemple. Elle va donc les faire évader tous trois et, guidés par une servante dont le sacrifice est prévu, leur permettre de réussir.
En fin de compte, elle prendra donc le pouvoir mais ni Tiric, ni Kardelj ne l’auront attendue et, aidés par Karhzoa, la servante à laquelle ils ont promis la vie sauve, ils s’enfuiront vers Cauzyr non sans rencontrer pas mal de dangers.
Ils y trouveront un havre de paix dans le domaine d’Apêo, le prisonnier qui les accompagnait et reprendra son métier de forgeron. Hélas Tiric, en découvrant d’où celui-ci tient les étranges pouvoirs d’une de ses mains et pourquoi il a perdu la raison, découvrira aussi le sabre qu’il a forgé, l’arme idéale pour reconquérir la puissance du royaume shao en le délivrant des qivhiens. Le Sabre de Sang. Tant pis pour Apêo mais aussi pour Kardelj et Karhzoa qui avaient réussi pour leur propre compte une improbable union des shaos et des qivhiens.
Le premier tome d’une fantasy très « combattante », sans aucun temps mort et pleine d’idées sous une belle couverture due au talent de Catherine Le Carrer.
Le deuxième tome, L’Histoire de Kardelj Abaskar, est annoncée pour mars 2011.

Hélène

Éditions Critic
251 pages – 18 €
ISBN : 978-2-9534998-0-3

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