"Le Temps des Jumeaux – Légendes de Dragonlance I" de Weis & Kickman

Il y a quelques temps, j’avais chroniqué ici les Chroniques de Dragonlance, trilogie originale de ce monde issu du jeu de rôle. Légendes de Dragonlance est la trilogie qui lui fait suite et, comme je l’écrivais alors, lue à l’adolescence, elle avait ravi mon coeur de jeune fille par son personnage central, le sombre mage Raistlin.

D’une certaine façon, je craignais de réouvrir ce souvenir d’adolescente, de lui faire perdre sa magie. Mais, bon, la curiosité…
Petit retour en arrière : les Chroniques racontent comment un groupe de héros sauve le monde de la terrible déesse maléfique. C’est donc un récit de guerre, où les dieux se sont incarnés pour prendre part au combat (même si c’est parfois d’une manière un peu fantaisiste ;-).
Les Légendes sont donc la suite, mais il n’y est plus question de tout un groupe.
Raistlin, le mage cynique, est devenu si puissant qu’il a décidé, non pas de conquérir le monde, mais de prendre la place de la Reine des Ténèbres, de devenir le dieu du mal.
Paladine, le dieu du bien, prévient donc l’une de ses prêtresses, Crysania, que le mage est une menace, mais la fière servante du dieu tombe sous le charme de Raistlin.
On ajoute à ça un Caramon, frère de Raistlin, devenu bouffi et alcoolique et un Tass toujours aussi adorable.
La recette est simple. Mais elle est efficace. De la magie, de la foi, un voyage dans le temps… et, au centre, Raistlin et Tass, les deux personnages que j’avais préférés dans les Chroniques.
Et voilà qu’en refermant ce premier tome, je me rends compte que je suis impatiente d’ouvrir le deuxième.
Parce que, au fond, la recette fonctionne : le personnage central est le méchant et, au lieu donc de suivre les aventures de héros parfaits, on se retrouve au coeur du mauvais camp, mauvais d’une façon toute relative puisque Crysania, par exemple, qui incarne le bien, est orgueilleuse et auto-centrée. Il y a donc une bonne dose d’aventures, vécues par des héros atypiques et attendrissants.
Bon, si vous n’avez pas aimé la première trilogie, c’est toujours le même monde des mêmes auteurs, alors vous pouvez passer votre chemin… mais si vous aimez bien cette fantasy enthousiaste, cela devrait vous plaire.
(A noter que la version poche sort le 15 janvier.)
Sybille

Traduit par Laurent Queyssi
Milady
ISBN : 978-2-8112-0077-0
468 pages – 21,50 €
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