"Le vide" de Patrick Senécal

Notre société actuelle, sans réel idéal, surmédiatisée, souffre d’un manque, d’un « vide ». Comment vivre avec lui ? Comment lutter contre lui ? Un milliardaire, ancien universitaire humaniste, veut utiliser une émission de téléréalité extrême pour le contrer et secouer ses concitoyens, voire se venger d’eux et de la médiocrité de leur existence. Un flic à moitié fini, et un psychiatre psychotique suicidaire vont croiser son chemin.

Parsemé des termes propres de nos cousins du Québec, du genre « appliquer les freins », destructuré d’un point de vues chronologique, voici le postulat alléchant de ce long polar canadien.
Tout d’abord, petit bémol, ce livre est un polar, que vient-il faire dans une chronique sur l’imaginaire ? D’accord, acceptons de postuler que c’est de l’anticipation…
De toute façon, ce n’est pas grave, j’adore les polars.
Ensuite, les choses commencent à se corser lorsque le lecteur commence à se dire que « Le vide », porte bien son nom et que plus de 600 pages pour le dire lui donne bien une notion de l’infini… En bref, c’est long ! Loin de se retrouver face à des éléments surprenants, les différents évènements s’enchaînent sans surprise et se terminent sans réel suspens.
Si vous vous attendez à trouver ici un nouveau Stephen King, beh bien, vous risquez de vous ennuyez.
En conclusion : à éviter.
Si vous souhaitez lire des livres sur les mêmes thèmes, la vacuité de l’existence, les méfaits de la téléréalité, lisez plutôt des livres du genre « le prix du danger », « Jack Barron et l’éternité » ou « les déserteurs temporels ».

— Philippe Halvick

Éditions Alire
642 pages – 23 euros
ISBN : 978-2896150120

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