"L’Épée de feu – Les Artefacts du pouvoir III" de Maggie Furey

Grâce à la Harpe des vents qu’il a rapportée, Anvar, en unissant ses pouvoirs à ceux d’Aurian et du Bâton de la terre, a pu mettre fin à l’hiver impitoyable provoqué par la mage Eliseth. Mais ce printemps si espéré est aussi l’heure des séparations.
Eliizar s’apprête donc à rejoindre dans la forêt la petite colonie de khazalims qu’ils ont fondée, même si c’est de bien mauvaise grâce que le suit Nereni. De même les xandims vont-ils retourner dans leurs terres pendant qu’Aurian et Anvar aideront à la reconstruction du royaume des Ailés avant de repartir en quête de l’Épée de feu. D’ailleurs, même s’ils ont permis à la jeune reine Raven de pouvoir à nouveau voler et de se repentir de sa traîtrise, ils n’ont pas que des amis parmi les Ailés et s’attarder avec eux ne serait pas spécialement souhaitable. Et puis, Aurian sait bien que seule la possession de l’ensemble des artefacts du pouvoir lui permettra de vaincre l’archimage Miathan qui dispose, lui, du Chaudron. Ce sera aussi la seule façon de rendre son apparence humaine à Wolf, son fils, que la malédiction de Miathan a transformé en louveteau. Du moins, grâce à la Vision de Chiamh, le jeune Œil-du-vent des xamdims, savent-ils où se diriger. Mais tous les xandims ne leur portent pas la même sympathie, surtout lorsqu’ils ont été soumis par un chef de horde étranger.
Pendant le même temps, laissant Jarvas et Emmie aux mains secourables des Nigthrunners, Yanis, leur jeune chef, fait voile vers Nexis avec Tarnal pour tenter de retrouver Vannor et sa fille Zanna sans se douter que la jeune fille échafaude des plans tous plus dangereux les uns que les autres pour sauver son père. Ce dernier est, en effet, prisonnier des Mages qui, s’ils le gardent vivant comme appât, veillent à le torturer jusqu’aux limites de sa résistance, d’autant d’Eliseth sait s’y employer.
On retrouve dans ce troisième tome d’anciens personnages qui n’étaient jusqu’à présent qu’esquissés. On en découvre de nouveaux, comme les Moldaï. Ainsi, pendant que se déroulent parallèlement les histoires propres à chacun, avec des buts différents, parfois opposés, tous ces destins se nouent-ils autour d’Aurian et de sa quête.
Des méchants vraiment méchants mais pourtant pitoyables. Des gentils vraiment gentils mais faillibles. En somme une bonne fantasy solide dont Maggie Furey tient bien les rênes et donc, au résultat, une lecture agréable.

–Hélène

Éditions J’ai Lu
671 pages – 9,40€
ISBN : 978-2-290-01621-3

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