"Les Artefacts du pouvoir IV – Dhiammara" de Maggie Furey

Lorsqu’au tout dernier moment, Aurian ne put conquérir l’Épée de feu, ce fut le déchaînement des Phées, enfin libres. Mais si l’armée de mercenaires qui avait suivi Eliseth en fut anéantie, il s’en fallu de bien peu pour que la petite armée de rebelles fut sauvée, grâce à la volonté et la magie d’Eilin.
Pourtant, ce n’était pas de bon cœur qu’elle les sauvait alors même que, trahie par Hellorin, elle venait de voir disparaître Aurian dans une faille temporelle.
La jeune mage en sortira pourtant mais ni dans le même temps, ni au même endroit qu’Eliseth qu’elle avait suivie, ni qu’Anvar qui ne sera pas de taille à lutter contre celle-ci sans le secours de sa harpe.
Ainsi, pendant qu’au royaume des Phées, D’Arvan tiendra tête à son père qui aura fait de Maya un instrument de chantage et des humains ses esclaves, Aurian recherchera-t-elle l’Épée de feu et Anvar et, surtout, Eliseth qui en tient les fils.
Et c’est dans Nexis même, dévastée par les Phées, qu’elle trouvera des alliés, plus dangereux encore que des ennemis mais qui désirent comme elle retrouver le chaudron dont s’est emparé Miathan.
Eliseth, de son côté, ne perdra pas son temps en allant semer la zizanie chez les Ailés pour y attirer Aurian et la détruire avant de s’installer en souveraine à Dhiammara. C’était cependant un mauvais calcul que d’amener Anvar aux portes de la mort car c’est là un royaume où les humains, fussent-ils des mages, n’ont que bien peu de pouvoir, sinon la force de leur amour, cette faiblesse dont la mage du temps serait bien incapable de s’encombrer.
Dans ce quatrième tome, le dernier de la série, et aussi le meilleur assurément, Maggie Furey a évité habilement cet écueil dans lesquels s’enlisent trop souvent les histoires, surtout en fantasy, si de nouveaux personnages ne s’y introduisent pas pour les sauver.
Elle s’est contentée de suivre les évènements jusqu’à leur terme inévitable en les saupoudrant de quelques éléments inattendus leur apportant un renouveau d’intérêt. Bref, rien de ce que laissait craindre l’illustration de couverture, genre fantasy « de gare ».
Beaucoup de richesse imaginative et de personnages étonnamment fouillés qui, s’ils n’en font pas le roman du siècle offrent une lecture a laquelle j’ai pris vraiment plaisir, ce qui n’est pas rien.

— Hélène

Éditions J’Ai lu
697 pages – 10,40 €
ISBN : 978-2-290-01623-7

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