"Les Chants de la Walkyrie – Tome I" d’Édouard Brasey

Au nombre de cinq, Les Chants de la Walkyrie, premier tome de la tétralogie La Malédiction de l’Anneau, vont permettre à leur interprète, Brunehilde, de narrer une bien étrange histoire…
Fille préférée du dieu Odin, Brunehilde, vierge guerrière jusqu’alors chargée de recueillir sur les champs de bataille l’âme des combattants dignes d’entrer au Walhalla (paradis des héros), va se voir confier par son père la difficile mission de sauver la lignée des rois du Frankenland qu’il a lui-même engendrée.
Pour y parvenir, la belle Brunehilde devra abandonner ses sœurs et son état de divinité.
Aux côtés des simples mortels, elle découvrira cependant le bonheur d’être femme et mère. Hélas, elle en découvrira aussi les tourments et les peines…

Avec Les Chants de la Walkyrie, Edouard Brasey s’attaque à un thème bien complexe : la mythologie nordique. Par le foisonnement des divinités, par l’enchevêtrement des destinées, ce sujet pourrait sembler rebutant à plus d’un ! C’est pourtant sans compter sur le talent de l’écrivain. Dans un style vif et limpide comme une source, Edouard Brasey sait trouver le ton juste. Sa narration est aisée, empreinte de poésie, captivante, (r)éveillant chez le lecteur des émois peut-être oubliés : celui du jeune enfant à qui on raconte une belle histoire.
Voilà que l’on plaint Brunehilde ; voilà que l’on s’insurge contre Odin, dieu puissant mais capricieux et souvent irréfléchi. Voilà que ces déités deviennent accessibles, touchantes même pour un simple mortel, et tout ça grâce à la magie du conteur.
Merci, Monsieur Brasey, pour ce merveilleux moment de lecture.

— Psyché

Éditions Belfond
390 pages – 20 €
ISBN 978-2-7144-4434-9

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