"Les couleurs de l’acier – La trilogie Loredan 1" de K.J. Parker

Bardas Loredan commence à se fatiguer de son métier… Il est vrai qu’après douze ans de duel, à plaider lame à la main dans des combats à mort en tant qu’avocat, il y a de quoi se fatiguer et vouloir survivre… Il décide donc de devenir professeur d’escrime et de pouvoir, enfin, jouir de sa retraite.

Mais voilà que les tribus des plaines se rassemblent en vue d’attaquer la cité de Perimadeia. Et on va chercher Bardas, ancien militaire, pour lui demander de défendre sa ville. Face à cette menace, une malédiction, des intrigues venant de tous côtés et opposé à un chef intelligent, Bardas aura bien du mal à survivre…
Les couleurs de l’acier est LE roman à connaître quand on se pose des questions sur l’ingénierie médiévale. Bragelonne met discrètement en avant ce détail primordial du roman avec une couverture très sobre et détaillée, presque le « plan » d’une épée. En tout cas, après de nombreuses années de lecture de romans de fantasy, Les couleurs de l’acier est le premier à me présenter aussi précisément le fonctionnement d’une catapulte, la fabrication d’un épée, ou quelle est la meilleure corde dans la fabrication d’armes. De plus, l’humour cynique des personnages, tous très attachants et terriblement humains, la vision du pouvoir de personnes restées simples ainsi que celle du Patriarche, se battant pour faire admettre qu’il n’existe pas de magie alors qu’il est à la tête de l’ordre des magiciens, sont franchement sympathiques. Les couleurs de l’acier est un roman simple, présentant humainement comment se déroule une guerre : les terreurs de chaque faction dans un combat, les pertes humaines qui se transforment en « pertes acceptables », la peur de la mort… Une excellente façon de présenter l’horreur de la guerre et d’attirer l’attention sur le détachement que l’on peut ressentir à force de la voir ainsi que ses conséquences. Par dessus tout, ce roman a l’avantage – inhabituel – de ne rien nous laisser entrevoir de la suite de la trilogie. On connaît les personnages importants, qui se retrouveront sûrement, mais on ne sait pas comment cela va se dérouler, et j’avoue trouver cela très plaisant, et être curieuse d’en découvrir la suite.
Les couleurs de l’acier est donc un roman curieux, à offrir aux ingénieurs en herbe ainsi qu’aux amateurs de duels et de combats.

— Aphraël

Edition Bragelonne
22 Euros

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