"Les Elfes – La Chasse des elfes I" de Bernhard Hennen et James Sullivan

Parce qu’une bête redoutable, mi-homme mi-sanglier, errerait autour de son village, Mandred, jarl de Firnstayn, même s’il n’y croit guère, se fait un devoir de partir à sa recherche avec ses compagnons. Mais la chose était vraie, hélas, et c’est à peine s’il en réchappera en se réfugiant dans le cercle des pierres sacrées d’où il voulait alerter les siens.

Lorsqu’il retrouvera ses forces, se sera pour découvrir qu’il a franchi là une Porte et que l’esprit d’un chêne vénérable a guéri ses blessures. Alors, puisqu’en cette terre vivent d’étranges êtres en partie seulement humains et que sa reine, la reine des Elfes, exige de le rencontrer, Manfred décidera de lui réclamer le wergeld, le prix du sang versé par ses amis.
Mais c’est une bien grande exigence, surtout quand il n’est pas certain qu’elle en soit responsable. Elle va pourtant lui accorder ce qu’il demande : mener la Chasse des elfes à la poursuite du monstre qui menace son village.
Et quelle chasse ! L’accompagneront pisteur, magicienne, guerriers et même des loups et parmi ces guerriers Farodin et Nuramon, deux elfes brillants, amis et rivaux dans le cœur de la belle Noroelle qui les laissera partir non sans chagrin.
Car ni sa propre magie, ni la leur ne seront une réelle protection contre celui qu’ils chassent, un démon des temps anciens, dont chacun à son tour découvrira que la survie de Mandred faisait partie d’un plan délibéré.
Aussi, quand les survivants de la Chasse reviendront enfin en Albemark, ce sera pour y découvrir une autre quête, dans laquelle ce ne sera plus seulement leur courage mais leur cœur tout entier qu’ils engageront et qui les ramènera à Firnstayn, trente ans plus tard, car chacun sait bien que le temps ne s’écoule point en Faérie comme chez les simples humains.
Ainsi naissent les légendes…
Bernhard Hennen et James Sullivan ont écrit là une bien jolie chose, même si, curieusement, seul le premier figure en couverture.
Seul regret donc, il faudra attendre la suite puisqu’il y aura une suite. Pourquoi donc ne peut-on jamais échapper à ce « feuilletonnement » des œuvres ?

— Hélène

Éditions Milady
310 pages – 20 €
ISBN 978-2-8112-0039-8

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