« Les enfants d’Evernight I » d’Andoryss et Yang

9782756018256Si j’ai pas mal d’amis écrivains, j’ai connu la plupart d’entre eux à une époque où ils étaient déjà publiés; je n’ai pas été témoin de leurs efforts pour trouver un éditeur et accoucher de leur premier « bébé ». Voilà pourquoi j’ai éprouvé une joie particulière à découvrir dans les rayons de la Fnac le tome 1 des Enfants d’Evernight, paru la semaine dernière chez Delcourt. Parce que ça fait plusieurs années que je suis épatée par l’énergie et la productivité d’Andoryss qui concilie boulot de jour prenant, écriture à un rythme effréné et entraînement intensif sur tatami. Parce que j’ai observé, de loin, la façon dont elle s’est démenée pour que son projet atterrisse enfin sur les tables des librairies. Du coup, j’espérais vraiment pouvoir dire quelque chose de sympa sur cette bédé (la première !) dont elle signe le scénario.

Londres, 1899. Camille refuse d’aller au pensionnat où son père a décidé de l’envoyer. La nuit venue, elle fait le voeu de ne pas se réveiller… et se retrouve de l’autre côté de la nuit, dans un univers magique aux règles très strictes où les voyageurs égarés n’ont pas le droit de rester. L’arrivée de la jeune fille va pourtant bouleverser ces règles et la plonger dans une grande aventure…

Tout comme l’héroïne, on se sent d’abord passablement paumé en débarquant à Evernight, bombardé de noms inconnus et de visions étranges. On peine à comprendre comment fonctionne cet univers riche et original. On s’interroge sur les motivations des protagonistes ; on se demande qui sont les gentils et les méchants, à qui on peut se fier et de qui on doit se méfier. Bien qu’il s’agisse d’un tome d’exposition, les événements s’enchaînent déjà très vite, jusqu’à un retournement final qui fait trépigner le lecteur et lui donne juste envie de réclamer la suite.

Graphiquement, c’est très beau, même si je déplore le côté trop lisse du DAO. Il y a beaucoup de recherche dans les décors et les costumes. Marc Yang, dont c’est également le premier travail publié, a fait un travail qui serait déjà remarquable de la part d’un professionnel confirmé. Espérons qu’il mette le turbo pour produire très vite le second tome de cette série qui devrait en compter quatre en tout.

Message personnel : Ando, j’attends maintenant de pied ferme cette fameuse séance de dédicace mammaire. On se voit aux Utos ? ^^

Billet original paru le 5 septembre 2011 sur Le rose et le noir.

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