« Nouvelles du Disque-Monde » de Terry Pratchett

disque-mondeVoilà les six nouvelles – seulement six – écrites par l’auteur dans le cadre du Disque-Monde. Peut-être pas toutes égales mais toutes agréables à lire. Il est vrai que je suis plutôt du côté des inconditionnelles de Pratchett mais avec suffisamment de raison pour rester objective, crois-je. Il va de soi que la connaissance du Disque-Monde est tout de même un préalable pour les apprécier vraiment.
La plus longue, La mer et les petits poissons, est une « tranche de vie » de Mémé Ciredutemps, moins amusante qu’intéressante. À partir d’une simple pomme – quoique les pommes ne soient jamais tout à fait innocentes – à laquelle Nounou Ogg est heureuse que l’on ait donné son nom, va se dérouler tout un paysage de petites jalousies, de petites mesquineries, bref de tout ce qui caractérise la vie des sorcières en particulier et le comportement de l’humanité en général. Sans doute finalement ce qui rend les histoires les histoires du Disque-Monde si attachantes malgré leur apparente loufoquerie.
Rejet par l’Université de procédés diaboliques relate la réunion du Conseil de l’Université à la suite de la nomination par le patricien d’un inspecteur d’académie et des interrogations de celui-ci sur l’existence d’une commission de déontologie.
La Mort et tout ce qui s’ensuit est des plus raisonnables réfutations de toute la philosophie et il y suffit de quelques pages de cet humour particulier et très noir, mais pourrait-il en être autrement avec un tel personnage ?
Minutes de la réunion en vue de concrétiser le projet de fédération de scouts d’Ankh-Morpork est la parfaite illustration de l’utilité des commissions. Lorsque l’on a suivi les débats de celle-ci, on peut tranquillement les extrapoler à toutes celles dont on nous rebat les oreilles dans la vie quotidienne.
Le théâtre de la cruauté est bien cruel. Le méchant est toujours puni, comme il se doit, mais est-ce la meilleure solution ?
Drame de troll, qui clôt ce court recueil, est sans doute la plus amusante de ces nouvelles, quoique toutes m’aient plues. On y retrouve Cohen le barbare qui, au soir de sa vie, recherche un pont qui abriterait un troll. Suivant le conseil de son vieux père, c’est la meilleure chose à faire, même si son cheval n’en croit rien.
Une vraie lecture-plaisir…

Éditions L’Atalante
128 pages – 10 €
ISBN : 978-2-84172-559-5

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