« Sans Forme – Le protectorat de l’ombrelle II » de Gail Carriger

9782360510399Avant de chroniquer un tome 2, j’ai toujours une petite hésitation : déjà, le billet ne peut intéresser que ceux qui se sont laissés convaincre de lire le premier (voir ma chronique de Sans Âme) ; de plus, la tentation est grande de dire « relisez ce que j’ai écrit précédemment ». Car, sauf virage à 180°, un deuxième tome n’est qu’une suite, à lire si on a aimé le précédent.
Alexia, plantureuse italienne décalée dans la bonne société britannique, est devenue Lady Maccon en épousant l’Alpha d’une meute de loups-garous.
Elle doit désormais faire face à de nouvelles responsabilités domestiques quand une étrange « maladie » s’abat sur le pays : les créatures surnaturelles sont humanisées sans que l’on sache pourquoi.
Pour les besoins de son enquête, notre lady va donc partir en Ecosse et, bien malgré elle, elle s’y rendra en compagnie de sa meilleure amie, ravissante idiote, et de sa peste de soeur.
Le début de ce tome s’attarde sur la relation entre Lady et Lord Maccon (oui, oui, on a compris qu’ils étaient amoureux et que l’expression de cet amour était principalement sexuelle) et les personnages secondaires, d’abord bien présents, disparaissent ensuite de la scène au profit d’une résolution d’intrigue toute simple.
Si je devais retenir un sentiment de cette lecture, c’est avant tout une impression de déséquilibre, de mauvais dosage… Les toilettes extravagantes, les personnages caricaturaux (les lesbiennes sont forcément françaises), les tasses de thé… s’effacent brusquement et on ne suit plus que le seul fil d’Alexia comme si l’auteure, brusquement, s’était dit qu’elle allait écrire un polar du point de vue du détective. Un polar très ordinaire qui n’est certainement pas la raison pour laquelle les lecteurs ont ouvert ces pages.
Cela dit, la lecture de l’ensemble n’est pas rédhibitoire : des mystères sont posés pour les tomes suivants, celui-ci étant clairement un à suivre contrairement au précédent. Mais je ne sais pas bien l’objectif poursuivi par Carriger et mon impression dépendra probablement de la façon dont la suite des évènements est traitée. Car, en l’état, je n’ai pas retrouvé le charme romanesque du premier et pas encore assez d’aventures et de suspens pour m’éclater.

Traduit par Sylvie Denis
Orbit
ISBN : 978-2-3605-1039-9
320 pages – 16,50 €

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