« Sans Honte – Le protectorat de l’ombrelle III » de Gail Carriger

9782360510498Sans Honte est un troisième tome qui fait suite à Sans Âme et Sans Forme.
Alexia, humaine sans âme, découvre qu’elle est enceinte de son loup-garou de mari, Lord Maccon. Evidemment, celui-ci, en bon mort-vivant n’imaginant pas qu’il puisse être le père, chasse l’épouse qu’il croit infidèle.
Notre héroïne n’est pas du genre à se laisser abattre et elle retourne s’installer chez sa mère et son beau-père. Mais elle est à nouveau chassée car sa prétendue infidélité a fait le tour des journaux. Elle tente donc de trouver refuge chez son ami vampire, Lord Akeldama, mais celui-ci a disparu. Poursuivie par des vampires qui tentent de la tuer à cause de sa grossesse « étrange », elle prend finalement la direction de l’Italie en compagnie de son fidèle majordome et de Mme Lefoux, l’inventrice française devenue son amie au tome précédent.
En résumé, notre petite troupe joue les courses-poursuites avec de méchants vampires pour finir dans les griffes des Templiers, installés à Florence, dont ils espèrent des réponses, mais qui se révèlent être d’horribles fanatiques.
Comme dans le tome précédent, j’ai eu cette impression de déséquilibre : le début met en place plein de petits détails, puis, brusquement, hop, grande magie : Lord Maccon, qui a sombré dans l’alcool (ou, plutôt, dans le formol étant donné sa constitution de loup-garou) s’en extirpe pour avouer qu’il n’a jamais douté de sa femme (!), le mystère qui a fait fuir Lord Akeldama de Londres est résolu en deux coups de cuillère à thé (et, en réalité, je n’ai pas réellement compris pourquoi il avait fui), tout le monde se tombe dans les bras et… what ?
On notera aussi que Paris-Nice peut se faire rapidement dans un ridicule petit engin volant !
Pourtant, malgré les grosses ficelles, la lecture est plaisante : on a envie de tourner les pages et, plus d’une fois, je me suis surprise à rire d’une image incongrue.
Finalement, en relisant mon billet sur Sans Forme, je me rends compte que j’adresse les mêmes reproches aux deux tomes : c’est une oeuvre plaisante, dont l’ambiance se distingue, mais, si c’est un polar, c’est trop léger, si le seul but est de nous faire rire, ce n’est pas clairement assumé, si le plaisir est dans l’exotisme, il n’est pas à la hauteur… et l’auteure semble absolument vouloir conclure à la fin de son tome par une happy end précipitée comme si on lui avait compté le nombre de pages.
Il est donc probable que je me pencherai sur la suite (la série compte cinq tomes en tout), mais vraiment sans hâte.

Traduit par Sylvie Denis
Orbit
ISBN : 978-2-36051049-8
310 pages – 16,90 €

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