« Slaine – L’Éxilé » de Steven Savile

slaineVu la réputation qui le précédait depuis des décennies grâce à la BD de Pat Mills et Simon Bisley, comment aurais-je pu faire l’impasse sur la parution de Slaine, l’éxilé, le guerrier celte de référence, animé par la frénésie guerrière sous la protection de Dana ?
Évidemment ma déception en a été d’autant plus grande. Tout est pourtant là. Ce serait même une somme des lieux communs sur les celtes, leurs mœurs, leurs dieux, leurs sacrifices, leur amour de la guerre… De fait, nous suivrons le jeune Slaine dans son apprentissage de guerrier puis dans son exil : quelles que soient ses motivations, on ne touche pas à la femme du chef même si l’on est devenu le guerrier le plus exceptionnel de son clan, et même si l’on s’estime favori de Dana.
Ç’aurait pu être une épopée remarquable, hélas, ce n’est que platitudes. Pauvreté du style, pauvreté insigne des dialogues, situations convenues. Même l’humour censé apporté par l’habituel comparse – le nain Ukko – tombe à plat. Quant au héros, Slaine Mac Roth, il n’est rien pour le rendre attachant et sa psychologie est à ce point rudimentaire qu’un Conan le barbare soi-même en paraît presque recherché. Partant, le roman est complètement passé à côté de tout ce qui pouvait faire le charme de la BD. Quel dommage !
Bref, malgré une police d’impression presqu’assez grande pour m’épargner les lunettes – eh oui, il arrive que ça devienne un plus – l’acte le plus héroïque de ce roman est bien de le lire jusqu’au bout. Peut-être un inconditionnel de la BD y trouvera-t-il quelque plaisir. Pour ma part, cela m’a ôté toute envie de la découvrir.

Éditions Eclipse
395 pages suivies d’un extrait du Heaume maudit – 22 €
ISBN : 9-782362-700316

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