"Spiris – Le chant de la Pierre – Tome I" (Roman Initiatique) de Pierre-Louis Besombes

Il y a des livres qui sont agréables à lire et il y a les autres. Celui-là fait sans aucune contestation possible partie de la deuxième catégorie. Oh ! Il n’est pas mal écrit, bien au contraire. Tous les personnages s’expriment comme dans une soirée mondaine, qu’ils soient empereurs ou clodo en train de clamser. C’est un des premiers problèmes de ce roman et n’aide pas le lecteur à rentrer dans l’ambiance du livre.

Bon, avant de poursuivre, un petit résumé de l’histoire :
Un type, dans un univers fantastique, se retrouve séparé tout jeune de sa famille et vendu à une tribu de bohémiens qui s’en servent comme esclave. Son père est assassiné. Sa mère, après avoir été violée, est laissée pour morte. Un oracle prédit que le gamin apportera le malheur sur la tribu et il s’en retrouve chassé. Après quelques péripéties, dont la perte d’un bras, il se retrouve dans une secte et promu à un brillant parcours initiatique. Pour parler façon « jeu de rôle », il part d’un niveau zéro et les grimpe (très vite) pour terminer à la fin au premier niveau + 4, avec le pouvoir de ressusciter les cadavres entre autres plaisanteries…

Lecture sans surprise et, partant, très ennuyeuse.

Pour ce qui est de « l’univers fantastique », le roman est parsemé de mules à six pattes et, pour faire couleur locale, les mots courants sont remplacés par d’autres. Pas de quoi fouetter un sglorg (je l’invente celle-là, mais c’est exactement le ton), évidemment, mais juste de quoi énerver…
Le livre est aussi entrecoupé de longs soliloques (comment les appeler autrement quand il n’y a aucune différence de langage entre les personnages et que tous parlent comme dans un… livre ?) sur le chemin initiatique. Je ne suis assurément pas un expert dans le domaine ésotérique, entre rose-croix et autres, mais le moins que l’on puisse dire est que ce n’est pas très passionnant.

Du point de vue déroulement de l’action, circulez, il n’y a pas grand’chose à se mettre sous le croc, entre le héros qui se flatte de son expérience en racontant qu’une promenade en rampant dans un souterrain n’est rien pour lui – avant de « s’éclater la tronche » ou se retrouver tabassé, ou en taule – et autres personnages ou bestioles aux yeux jaunes qu’il vaut mieux éviter… Ouaf !

En conclusion, à déconseiller aux amateurs d’imaginaire puisque l’imagination n’est ici qu’un prétexte…

— Philippe Halvick

Éditions Quintessence
ISNB 2-913281-45-1
342 Pages – 22 €

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