« Undead and Unwed » de MaryJanice Davidson

200px-UndeadAndUnwed_coverToujours à la recherche d’une série drôle et pas trop débile pour combler le vide laissé par les aventures de Stephanie Plum et celles d’Izzy Spellman, j’ai jeté mon dévolu sur une nouvelle héroïne. Elizabeth Taylor, dite Betsy, a trente ans. Elle est secrétaire et vit seule avec son chat. Alors qu’elle vient juste de se faire licencier, Betsy est tuée dans un accident de voiture. Elle revient à elle dans son cercueil et, ne comprenant pas pourquoi elle n’est pas restée morte, tente par tous les moyens de remédier à cette erreur de la nature. Ses vaillants efforts pour se supprimer demeurent vains : apparemment, Betsy est devenue hyper-balèze et quasi-indestructible. Elle exerce en outre une étrange attirance sur tous les mâles qui l’approchent. Ne comprenant pas encore ce qui lui arrive, elle rentre chez elle et découvre que sa vilaine marâtre a profité de son décès pour s’emparer de sa collection de chaussures griffées…

Pour faire court, Betsy est désormais une vampire – mieux encore : la reine des vampires, dont la venue a été annoncée par une prophétie millénaire ! Ce qui ne l’arrange pas du tout, car elle voudrait juste continuer à mener une non-vie normale. Malheureusement pour elle, deux factions rivales tentent de la rallier à leur cause. La première est dirigée par un aspirant Bela Lugosi mal sapé, la seconde par une sorte d’Elvis au regard de braise.

A partir de là, l’histoire est assez prévisible. Comme dans la plupart des séries de bit-lit (ou est-ce juste dans AB?), la prude héroïne va rapidement devenir une chaudasse doublée d’une tombeuse. Du moins le fera-t-elle en Manolo Blahnik plutôt qu’en Nike. Undead and Unwed ne fait clairement pas mal à la tête, mais Betsy et ses deux sidekicks humains, Jessica et Marc, sont plutôt attachants ; le style de MaryJanice Davidson ne manque ni d’humour ni de vivacité, et il n’y a guère de temps morts dans la narration. J’ai aimé l’équilibre entre le pitch fantaisiste, très second degré – pas si éloigné de « une lycéenne blonde écervelée est Elue par des puissances supérieures pour combattre le Mal » – et une réalité parfois cruelle, pleine d’enfants molestés et de dépressifs suicidaires. J’ai descendu d’une traite les 250 pages de ce sympathique petit roman. La bonne nouvelle, c’est qu’il en existe sept autres en anglais, et que les quatre premiers tomes de la série sont déjà traduits en français (avec des couvertures bien plus chouettes que celles de la VO).

Billet original paru le 17 juin 2011 sur Le rose et le noir.

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